Quatre pattes bon ! Deux pattes mieux !*

Le procès des 9 membres de la confédération paysanne, poursuivis suite à une action sur la ferme des 1000 vaches près de Drucat, m’a fait découvrir l’existence des fermes-usines, comparable à la ferme-usine des 3000 porcs dans l’Oise. L’arrêt de la Cour d’appel d’Amiens, qui bien que réduisant les peines prononcées en 1ère instance maintient la condamnation des syndicalistes, montre la volonté de l’État de développer ce modèle agro-industriel en France, en s’inspirant en partie du mode d’élevage industriel bien implanté en Bretagne.

Ce modèle est également un désastre écologique, issu d’une vision basée sur le profit, et non sur une production alimentaire pérenne, impossible à envisager dans une logique capitaliste.

L’application du système de production capitaliste dans l’agroalimentaire n’est pas neuve, on peut la faire remonter jusqu’aux Union Stock Yards (en activité de 1865 à 1971), quartier d’abattoir chicagoan, qui inspira plus tard le fordisme.

La pensée capitaliste, en réduisant les « animaux non humains » à de simples marchandises, des objets de consommation, autorise des traitements inacceptables et cruels, tels que la réduction maximum de l’espace vital, l’élevage hors-sol, le gavage… Le but avoué est de rentabiliser, le plus rapidement possible, les « animaux non humains » qui deviennent ainsi un investissement comme un autre.

En m’informant sur ces questions, j’ai fini par m’intéresser à la question de l’antispécisme, qui est discuté dans les milieux antiautoritaires et mis en pratique de diverses manières.

Ce mouvement fait, entre autre, le constat qu’en plus des humains nombre d’autres animaux subissent l’exploitation. Ce corpus d’ idée m’a permis d’envisager d’une nouvel le manière les fermes-usines, ainsi que la production des aliments nécessaires à notre survie et notre plaisir

B.

* D’après La ferme des animaux de George Orwell