Chronologie de l’état d’urgence en France

1955 : Création de l’état d’urgence afin d’éviter l’état de siège suite aux attentats du FLN (front de libération national algérien) en 1954. Il sera déclaré pour six mois en avril, prorogé de six mois en août et s’arrêtera le 15 décembre.

1956 : Suite au putsch d’Alger, perpétré par des partisans de l’Algérie française (dont certains membres de la future OAS), l’état d’urgence est à nouveau déclaré pour trois mois.

1960 : Ordonnance permettant au Conseil des Ministres et au Président de la République de déclarer l’état d’urgence, mesure auparavant votée au Parlement.

1961 : Suite à une seconde tentative de putsch par des militaires français à Alger en réaction au référendum sur l’auto-détermination de l’Algérie, Charles De Gaulle déclare l’état d’urgence qui sera prolongé jusqu’en 1963 par ordonnance. Il s’exerce sans contrôle parlementaire (en vertu de l’article 16 de la Constitution, donnant les « pleins pouvoirs » au Président) et rallonge la durée maximale de la garde à vue à 15 jours.

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L’état d’urgence ou la trouille au pouvoir

13 novembre 2015. Attentats de Paris. 130 victimes. L’effroi est à la hauteur de l’horreur de ces crimes. L’émoi est légitime mais les conséquences sont désastreuses sur le plan politique. Au lendemain de ces événements, le gouvernement « socialiste » s’empresse de modifier quasiment sans débat, la loi de 1955 sur l ‘état d’urgence en y introduisant des dispositions particulièrement inquiétantes tel le que la possibilité de « dissoudre des organisations » pour des raisons aussi vagues que « l ‘atteinte grave à l ‘ordre public ». Ces imprécisions en disent long sur les intentions des gouvernants. Lire la suite