La grenade, le flic et les manifestant.e.s

Depuis l’an 2000, au moins 120 personnes sont mortes des suites de violences policières. Ces victimes sont essentiellement issues des classes populaires. L’une d’elles, Rémy Fraisse en 2012, a été tuée lors d’une manifestation.
En effet, la doctrine du maintien de l’ordre s’est adaptée à un monde prétendument « pacifié » et l’équipement des policier.ère.s et gendarmes a évolué en conséquence. De fait, ce n’est plus l’armée qui est envoyée dans les manifestations mais les C.R.S. et les « mobiles », ce ne sont plus les dragons à cheval mais les canons à eau, ce ne sont plus les baïonnettes mais les tonfas. Le maintien de l’ordre ne se fait qu’avec des armes à « létalité réduite » Lire la suite

Sécurité : l’illusion

Nous notons de plus en plus de dispositifs de contrôle au sein des établissements scolaires et dans l’espace public en général. Parallèlement, les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan ne causent plus, actuellement, le même capharnaüm dans l’esprit de la population qu’il y a deux ans. L’oubli a, de manière générale, fait son travail et chacun.e a repris son petit bout de chemin. Ce calme revenu profite à l’État, l’autorité souveraine ayant le pouvoir de la violence légitime. Revenons quelque peu en arrière, les attentats de janvier 2015 se déclenchent et peu à peu s’installe l’idée d’instaurer l’état d’urgence qui finalement advient en novembre. Quoi de plus facile que de s’engager dans cette brèche pour renforcer son pouvoir ? La majorité de la population est sous le choc, l’attentat est énorme par son nombre de victimes. Et deux ans plus tard, presque jour pour jour, l’état d’urgence s’arrête pour voir ses principales dispositions entrer dans le droit commun sous l’impulsion d’un pouvoir néolibéral. L’état d’urgence est mort, vive l’état d’urgence ! Mais en quoi cette « sécurité » profite à l’État ? Lire la suite