Communiqué du 14 décembre 2017 : Violences sexuelles : STOP

Au fil des engagements de chacun dans les mouvements sociaux, les occupations de l’université, les blocages, la vie collective en squat,… nous avons été les témoins directs et indirects de violences sexuelles au sein même de milieux militants qui se disent anti-sexistes, mais qui refusent de voir et de régler les problèmes réels d’un sexisme exécrable. Lire la suite

PAS DE PROPAGANDE SEXISTE DANS NOS FACS !

Le jeudi 23 mars 2017, l’UNI, syndicat universitaire de droite, a organisé, à l’Université Picardie Jules Verne, une conférence dont le sujet était la grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage par François Hollande, fin décembre 2016. Les deux intervenants étaient Hubert Delarue, avocat et vice-président de la communauté d’agglomération d’Amiens, en charge de la politique de la ville et Morgane Fauveau, maître de conférence en droit à l’université de Picardie, vice-présidente de l’UNI et porte-parole pour l’UNI enseignants.

Le texte présentant l’événement annonçait d’emblée la teneur idéologique du propos, l’affaire Jacqueline Sauvage devenant une «  passionnante affaire digne d’une série Netflix » ! Isolée, la formule aurait pu rester maladroite. Mais l’utilisation répétée par Hubert Delarue d’expressions ouvertement sexistes, du type « battre sa femme comme du bon pain », a transformé l’étude d’un cas pratique de droit pénal en une tribune politique franchement réactionnaire. A l’issue des exposés captieux des deux professionnels du droit, ceux-ci ont été interpellés par une partie du public sur ces dérapages réitérés. Morgane Fauveau s’est alors empressée de signaler que sa présence, en tant que femme, à la tribune, garantissait par essence la respectabilité des intentions et des commentaires de son invité. C’était, s’il en était encore besoin, rajouter une couche à la puanteur patriarcale régnante : l’essentialisme est justement un système de pensée qui justifie les oppressions faites aux femmes !

Les menaces de procès en diffamation proférées à notre encontre lors des échanges avec ces deux personnes ne nous empêcheront pas d’affirmer que l’échec de la justice n’est pas comme le prétend l’UNI, « la substitution d’une morale au droit », mais bien la persistance des violences contre les femmes ! De plus nous rappelons, haut et fort, que les idées racistes, sexistes et réactionnaires qu’elles émanent de l’UNI comme du Front National, n’ont pas leur place à l’université, et que nous les combattrons sans relâche !

Action antifasciste Amiens
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Contre le FN à l’UPJV

Lundi 20 mars 2017, l’Association des étudiants en science politique de l’Université de Picardie Jules Verne organisait un débat entre les organisations politiques de jeunesse attachées à différents partis politiques. Était invité un jeune cadre du Front National. Celui-ci est arrivé dynamiquement entouré par trois molosses rasés de près, encostumés et arborant un badge en forme de rose bleue.

Vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de l’Action antifasciste Amiens, qui a mené une action contre la présence de tels individus à l’université.

NON A L’INTRUSION DE L’EXTREME DROITE DANS NOS FACS !

Il y a moins d’un an, les étudiant-e-s empêchaient manu militari l’intrusion violente de jeunes d’extrême-droite dans l’université lors du mouvement contre la loi Travail.

Aujourd’hui, ça se passe dans le feutré. L’association des étudiants en science politique organisait cet après-midi un « débat » auquel était invité notamment un cadre du FN au milieu d’adhérent-e-s à des organisations politiques de jeunesse. La séquence était planifiée comme sur un plateau de BFMTV : chaque représentant-e avait à sa disposition un laps de temps pour dérouler ses opinions. Il était même possible de « réagir en direct » sur twitter.

« Il suffirait que tout le monde donne son opinion pour qu’advienne la démocratie », prétendent les organisateurs de cette sauterie. Chacun-e son opinion, il faut de tout pour faire un monde, c’est mon choix… Le relativisme de ce type de propos ne peut conduire qu’à la confusion. Le débat démocratique, ce n’est pas la juxtaposition des faits et des opinions.

Alain Soral, Zemmour, et d’autres réactionnaires ont acquis une visibilité médiatique grâce à ce type de dispositifs.

Trump aux USA, Marine Le Pen en France fondent leur discours sur le mensonge. Pris en flagrant délit, ils expliquent que c’est leur réalité. Une réalité bien éloignée de la vérité. Ils n’ont de ce seul fait rien à faire à l’université.

L’université est en effet supposée être le lieu par excellence de l’élaboration d’un savoir critique. Le département de science politique d’Amiens compte parmi ses membres des chercheurs de renom sur l’extrême-droite, dont une partie avait participé le 28 février dernier à une conférence sur le vote FN.

Le FN n’est pas un parti comme les autres. C’est un parti xénophobe, sexiste et par essence antidémocratique qui est déjà largement présent sur les plateaux télévisés, dans la presse écrite, à la radio, et aujourd’hui à l’UPJV.

Le FN et les réactionnaires dans son sillage ont réussi à imposer leurs thématiques dans le débat public. Dans ces conditions, ils pourront difficilement se présenter comme victimes lorsque des citoyen-ne-s viennent publiquement et légitimement s’opposer à leur présence.

Action antifasciste Amiens

Communiqué du 02 juin 2016 : JUSTICE DE CLASSE ET RÉPRESSION POLITIQUE

JUSTICE DE CLASSE ET RÉPRESSION POLITIQUE

Lundi 30 mai 2016, Rudy a été condamné à dix mois de prison ferme, dont neuf avec sursis, et a été interdit de séjour à Amiens pendant dix huit mois, pour avoir participé au mouvement national d’opposition au projet de loi El Khomri. Rappelons-le, ce texte a pour objectif d’accentuer la précarisation des travailleurs et travailleuses, ainsi que des demandeurs et demandeuses d’emploi, en affaiblissant leurs moyens de défense individuel et collectif.

Nous déplorons la disproportion entre les actes jugés et la sanction. Dans un contexte d’explosion des violences policières, cette condamnation constitue la réaffirmation d’une justice de classe.
Le système pénal s’active à punir les jeunes militant-e-s qui luttent contre la régression organisée de leurs conditions de travail, pendant que les nominé-e-s des Panama Papers, responsables d’évasions fiscales massives, pour le coup préjudiciable à l’ensemble de la société, négocient leur tranquillité dans la quiétude des bureaux ministériels ou dans la bienveillance des tribunaux relevant du droit civil.

Nous exprimons un soutien indéfectible aux personnes condamnées ou inculpées : à nos camarades – Alexis, Charles, Coralie, Gros-Jean, Jules, Manon, et Rudy, ainsi qu’à tous ceux et à toutes celles, rencontré-e-s lors des mobilisations, qui se retrouvent aussi victimes de cette période de répression politique accrue.

Nous ne lâcherons rien !

CNT-STE Amiens Picardie
CNT-EFI Nord Pas de Calais Picardie
Communistes libertaires de la CGT de Picardie
Groupe Marius Jacob de la Fédération anarchiste