LE POING - Apériodique libertaire - Amiens

Le journal qui ne prend pas de gants

La tradition anarchiste dans le mouvement ouvrier

L’ Université populaire d’Amiens présente :

Les métamorphoses
du monde ouvrier #2 :
LA TRADITION ANARCHISTE
DANS LE MOUVEMENT OUVRIER

Conférence-débat

avec René BERTHIER
militant libertaire, anarcho-syndicaliste
et auteur d’études sur l’anarchisme

jeudi 14 octobre à 18h 30
amphithéâtre Cavaillès de l’Espace Dewailly
3 place Dewailly à Amiens

dans le respect des règles sanitaires en vigueur

Le rapport entre l’anarchisme et le mouvement ouvrier a une triple genèse : le travail de penseurs qui en ont défini les principes et concepts essentiels, tel Proudhon qui préconise la séparation totale du prolétariat, de la bourgeoisie et de l’État ; l’action de militants qui ont, par leur expérience de la lutte, en particulier au sein de la Première internationale des travailleurs (AIT), développé des pratiques d’autonomie ouvrière ; la contribution de militants, tels que Bakounine, qui ont observé et théorisé ces pratiques. L’anarchisme joua un rôle décisif dans le mouvement ouvrier français et international. Sous la forme syndicaliste, l’anarchisme atteignit une dimension de masse à l’échelon international jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, avant de subir un important recul du fait de sa répression par les régimes fascistes, les dictatures militaires et le stalinisme. Ce recul appelle une analyse en profondeur.

Au risque de surprendre, ne reste-t-il pas enraciné dans des pratiques politiques et sociales de notre pays ? Question qui peut faire l’objet d’un débat.

« Aujourd’hui Paris s’appartient »*

Il est loin, le temps où les flâneurs avaient la ville pour terrain de jeu et pour seul but l’espoir de l’inattendu ou de la beauté. Les cités, censées être des lieux de vie, sont devenues les vitrines aseptisées d’un modèle normalisant, sécuritaire, où les espaces de consommation envahissent les lieux de rencontre. Les badauds sont contrôlés par les caméras, les pauvres sont repoussés dans les périphéries, et les artistes sont cachés agonisants dans les musées.

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L’intersectionnalité et le travail

Concept féministe anglo-saxon, l’intersectionnalité désigne la combinaison du sexe, de la race et de la classe appréhendés comme des rapports de domination. Si la notion continue à faire débat dans l’espace universitaire en France[1], elle fait pourtant recette dans nombre d’organisations militantes au nom du sacro-saint principe de non-hiérarchisation des luttes. Elle y opère tout autant comme instrument dans le jeu de la manipulation des identités pour l’accès au porte-parolat légitime que comme posture morale. En effet, la confession de ses « privilèges » – l’autocritique communiste, un modèle ? – et la dénonciation machinale de ceux des autres participent pleinement des luttes pour l’exercice du pouvoir interne.

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L’ultra-Monde et sa soif de Pulitzer

Le Monde, ce grand journal de droite, a commis, le 18 avril 2020, un article intitulé Les services de renseignement s’inquiètent d’un regain d’activisme de l’ultra-gauche, dans lequel est notamment évoqué l’incendie volontaire de cinq véhicules des services pénitentiaires d’Amiens, dans la nuit du 1er avril, revendiqué, a priori, par une ou plusieurs personnes se réclamant de l’anarchisme. Continuer la lecture

« Distanciation sociale » : Dans ta gueule, ouais !

Parmi les formules publicitaire-mensongères et les néologismes produits ad-nauseam par le gouvernement, il y a une expression qu’il est nécessaire d’analyser, même brièvement, tant elle a été reprise sans recul critique par une large partie de la gauche politique et syndicale.
La formule « distanciation sociale » s’est propagée dans de nombreux discours engendrés par la crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19, qu’ils soient institutionnels, médiatiques ou privés, et quels que soient leurs supports.

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LE POING, le journal qui ne prend pas de gants, numéro 22 spécial 1er mai

Le numéro 22 spécial 1er Mai du POING, apériodique libertaire d’Amiens et d’ailleurs, est disponible, ici en pdf, et en papier sur demande.

Retour sur l’Archéologie Préhistorique

LE POING, le journal qui ne prend pas de gants, et le collectif Alexandre Marius Jacob ont invité, le 26 avril 2019, Gwenolé Kerdivel, préhistorien indépendant et militant à la Fédération Anarchiste, pour une conférence sur l’archéologie préhistorique. Continuer la lecture

Patrick Lehingue : « Le Vote. Approches sociologiques de l’institution et des comportements électoraux »

Pratique aujourd’hui banalisée et naturalisée, le vote, séquence singulière d’une opération électorale, s’est imposé comme le parangon indépassable et indispensable de la démocratie, qu’on y aille, qu’on le refuse, ou qu’on s’en désintéresse. L’onction remportée dans les urnes par quelques permanents politiques professionnalisés n’est pas (et n’a jamais été) seule concernée. Que ce soit pour l’élection de Miss France, d’un délégué de classe, ou du Pape, il s’agit de désigner un élu à la majorité des voix exprimées. Mais loin d’être le résultat consciemment voulu et poursuivi par quelques visionnaires nourrissant l’histoire officielle du catéchisme républicain, les formes du système électoral contemporain, ni irrévocables ni nécessaires, sont le résultat de processus historiques structurant aujourd’hui le mode de reproduction politique légitime.
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En grève jusqu’à la retraite !

Notre condition d’existence matérielle commune, celle de notre classe sociale, est d’être condamné.e.s au salariat.

Nous sommes obligé.e.s de vendre notre force de travail pour avoir un salaire à la fin du mois. Ainsi, les capitalistes ne possèdent pas seulement les moyens de productions, ils possèdent nos vies. Plus nous travaillons et plus ils s’enrichissent, notre précarité est la conséquence de leurs dividendes. Mais il reste une chose qui nous permet de supporter cette misère : la perspective du départ à la retraite.

La retraite est une petite goutte de solidarité dans l’océan de misère capitaliste. Elle permet de finir ses jours sans obligation de travailler, avec un revenu décent. Cette goutte n’est pas tombée du ciel, elle a été obtenue par la lutte. Aux lendemains de la seconde guerre mondiale, le système de retraite a été créé, bâti et défendu par des militantes et militants de la CGT. Malgré l’opposition acharnée des partis de gouvernement, gaullistes ou socialistes de la SFIO, ces syndicalistes seul.e.s contre tous.te.s ont réussi à conquérir ce petit bastion de liberté.

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Soirée débat du POING, vendredi 13 décembre, à 19h00

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