Communiqué de soutien – Maison Cozette

Le 1er octobre, la Maison Cozette à Amiens a ré-ouvert ses portes restées trop longtemps closes. La grande bâtisse du XVIIIème siècle a été laissée à l’abandon par la Mairie depuis de nombreuses années.

Compte-tenu des politiques anti-sociales des municipalités successives, le collectif La Brèche a pris l’initiative de réhabiliter les locaux et d’en faire un espace d’accueil, de rencontres et d’échange libre et fécond, avec la volonté de redonner un lieu vie politique et culturel aux amiénois.

Une semaine après son ouverture, trois habitants ont reçu une convocation les assignant à se rendre au Palais de Justice le 26 octobre en vue d’une expulsion des locaux. Le système judiciaire bourgeois cherche encore une fois à mettre à la rue des personnes sans ressource et piétiner les énergies déployées.

Or ce lieu est une chance pour Amiens. Dans une période d’oppressions accrues, de peurs insufflées par les politiques et les médias, la réappropriation des lieux (publics et fermés) et la création d’espaces de vie collective sont une réponse alternative et vitale aux états d’urgence, aux politiques sécuritaires et racistes, aux privations de libertés.

En se réappropriant la ville, par l’auto-gestion et le partage des ressources, c’est un coup porté au capitalisme et à la bourgeoisie.

Nous soutenons la Maison Cozette et ses actions.

CNT-EFI Nord Pas de Calais Picardie

Groupe Marius Jacob de la Fédération anarchiste

Hé, Maurice ! T’en penses quoi ?

Maurice doit opiner. Après s’être acquitté de sa servitude quotidienne, il papote avec ses collègues autour d’une bière et doit confectionner, en le justifiant, un point de vue sur l’exécution des journalistes de Charlie Hebdo. L’événement est trop important pour qu’ il puisse ne pas avoir et émettre un avis. En tant que citoyen de la démocratie d’opinion, Maurice est assujetti à la production routinière d’avis qu’ il est sommé de répandre au grès de ses interactions sociales. Lire la suite

« Et gare ! à la revanche, quand tous les pauvres s’y mettront »*

*1871, la Semaine Sanglante, écrit par Jean-Baptiste Clément

Comme le disait Bakounine (ce camarade vitamine !) : « Les ouvriers doivent s’organiser, la base de cette organisation est toute trouvée : les ateliers et les fédérations d’ateliers ; la création des caisses de résistance, instruments de lutte contre la bourgeoisie, et leur fédération non seulement nationale, mais aussi internationale ». Lire la suite