Les nouvelles aventures du mouvement lycéen

Militer dans les lycées peut sembler complexe. Face aux risques d’exclusions, à l’absence de collectifs organisés et la dépolitisation, nous pourrions nous dire que les lycées ne bougeront plus comme au temps du CPE. J’ai pu croire, l’an dernier, que nos blocus (souvent ratés) contre parcoursup’ étaient le summum de notre puissance de feu. Je me suis trompé. Lire la suite

Brève excursion en Blanquerie

Une guerre se mène sur différents fronts et il y a toujours plusieurs combats au sein d’une même bataille. Ainsi le gouvernement Macron, aux ordres de la classe bourgeoise comme ses prédécesseurs, poursuit son offensive en détruisant méthodiquement tout ce qui pourrait constituer un frein à l’enrichissement à court terme de cette classe de parasites. Ces politiques réactionnaires se font donc au détriment des conditions de (sur)vie des masses laborieuses (et accessoirement en tuant purement et simplement notre planète). La loi El Khomri a bien entamé la casse du syndicalisme. L’attaque réussie de 2018 contre le statut des cheminots a en outre mis à mal un des pôles syndicaux considéré comme le plus à même de résister. Il est maintenant question d’achever l’école, le sabotage étant déjà bien engagé tandis que le cas de l’université est quasiment réglé. Lire la suite

Hôpital à brader

Mépris, oubli, manque de moyens et système D. Voila avec quoi la psychiatrie doit s’organiser.
Les salarié.e.s de l’hôpital Philippe Pinel (Amiens) connaissent bien cet état, eux.elles qui en sont à plus de 150 jours de grève et après 109 jours de bivouac. Face à la fermeture de quatre services en quatre ans (soit pas moins de quatre-vingt-dix lits supprimés et les postes de soignant.e.s qui vont avec) les agent.e.s ont décidé de s’organiser eux.elles-mêmes, au-delà des étiquettes politiques, en recevant uniquement l’aide logistique de la CGT, Sud et FO (mais que fait la CFDT ?). Il ne s’agit pas d’une lutte pour des conditions salariales un peu moins indécentes, mais bel et bien de pouvoir soigner et prendre en soin dignement des personnes en souffrance. Aujourd’hui, c’est quasiment impossible ! La fermeture des services oblige ceux déjà surchargés à accueillir d’autres patient.e.s. Seuls les soins de bases sont assurés, avec deux soignant.e.s pour vingt-six patient.e.s, logeant toutes et tous dans des chambres doubles ou parqué.e.s dans des dortoirs de quatre. Parallèlement, les instances supérieures n’ont pas hésité à vendre certains terrains pour ouvrir une clinique privée de psychiatrie. Tou.te.s égaux.les devant la maladie, mais pas pour l’obtention des traitements ! Lire la suite