LE POING - Apériodique libertaire - Amiens

Le journal qui ne prend pas de gants

Catégorie : Articles (page 3 sur 8)

Chronologie de l’état d’urgence en France

1955 : Création de l’état d’urgence afin d’éviter l’état de siège suite aux attentats du FLN (front de libération national algérien) en 1954. Il sera déclaré pour six mois en avril, prorogé de six mois en août et s’arrêtera le 15 décembre.

1956 : Suite au putsch d’Alger, perpétré par des partisans de l’Algérie française (dont certains membres de la future OAS), l’état d’urgence est à nouveau déclaré pour trois mois.

1960 : Ordonnance permettant au Conseil des Ministres et au Président de la République de déclarer l’état d’urgence, mesure auparavant votée au Parlement.

1961 : Suite à une seconde tentative de putsch par des militaires français à Alger en réaction au référendum sur l’auto-détermination de l’Algérie, Charles De Gaulle déclare l’état d’urgence qui sera prolongé jusqu’en 1963 par ordonnance. Il s’exerce sans contrôle parlementaire (en vertu de l’article 16 de la Constitution, donnant les « pleins pouvoirs » au Président) et rallonge la durée maximale de la garde à vue à 15 jours.

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La grenade, le flic et les manifestant.e.s

Depuis l’an 2000, au moins 120 personnes sont mortes des suites de violences policières. Ces victimes sont essentiellement issues des classes populaires. L’une d’elles, Rémy Fraisse en 2012, a été tuée lors d’une manifestation.
En effet, la doctrine du maintien de l’ordre s’est adaptée à un monde prétendument « pacifié » et l’équipement des policier.ère.s et gendarmes a évolué en conséquence. De fait, ce n’est plus l’armée qui est envoyée dans les manifestations mais les C.R.S. et les « mobiles », ce ne sont plus les dragons à cheval mais les canons à eau, ce ne sont plus les baïonnettes mais les tonfas. Le maintien de l’ordre ne se fait qu’avec des armes à « létalité réduite » Continuer la lecture

Juste vigile

Sans pour autant accepter la présence intrusive des vigiles à l’UPJV, depuis fin 2015, et les pratiques policières qui en découlent (contrôle des cartes étudiantes et professionnelles à l’entrée des bâtiments et fouille des sacs) quelques discussions ponctuelles ont eu lieu avec certain.e.s de ces « agent.e.s de sécurité » lors de l’occupation de la fac pendant la loi El Khomri. Ce qui est vite oublié – et pour cause ! – c’est qu’être vigile, c’est aussi être soumis.e.s_aux dominations liées à la condition de salarié.e_: répétitions monotones des tâches, horaires variables imposées par les patron.ne.s et payes de misère. Avec l’hyper-contrôle de la société qui se met en place, ces emplois tendent à se développer et la nécessité de la défense de ces travailleur.euse.s nous questionne en tant qu’anarcho-syndicalistes.
Comment syndiquer des prolétaires qui participent activement à la surveillance d’autres prolétaires pour l’intérêt des classes dominantes capitalistes ? La solution pourrait-elle être les syndicalisations individuelles dans un syndicat inter-professionnel ?

Leclopee

Sécurité : l’illusion

Nous notons de plus en plus de dispositifs de contrôle au sein des établissements scolaires et dans l’espace public en général. Parallèlement, les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan ne causent plus, actuellement, le même capharnaüm dans l’esprit de la population qu’il y a deux ans. L’oubli a, de manière générale, fait son travail et chacun.e a repris son petit bout de chemin. Ce calme revenu profite à l’État, l’autorité souveraine ayant le pouvoir de la violence légitime. Revenons quelque peu en arrière, les attentats de janvier 2015 se déclenchent et peu à peu s’installe l’idée d’instaurer l’état d’urgence qui finalement advient en novembre. Quoi de plus facile que de s’engager dans cette brèche pour renforcer son pouvoir ? La majorité de la population est sous le choc, l’attentat est énorme par son nombre de victimes. Et deux ans plus tard, presque jour pour jour, l’état d’urgence s’arrête pour voir ses principales dispositions entrer dans le droit commun sous l’impulsion d’un pouvoir néolibéral. L’état d’urgence est mort, vive l’état d’urgence ! Mais en quoi cette « sécurité » profite à l’État ? Continuer la lecture

« Guardianes del Ibera »

La province de Corrientes est située au nord-est de l’Argentine. Depuis plusieurs années des investisseurs étrangers se sont installés dans cette région située à la marge du pays, une des provinces les plus pauvres de l’Argentine. En 2010, l’association écologiste libertaire avec laquelle je travaille, « Guardianes del Ibera » [Gardiens de l’Ibera], se crée à la suite des différents problèmes environnementaux et de cas d’accaparement de terres de plus en plus nombreux dans la région. Pour exemple, l’ex-présidente du MEDEF Amérique centrale fait de la monoculture de riz sur des centaines d’hectares. L’université d’Harvard, à travers son fond d’investissement HMC (Harvard Management Company), fait de la monoculture de pins sur des milliers d’hectares. Continuer la lecture

« On s’était donné rendez-vous dans 10 ans… »

Ouvrez vos esgourdes camarades, le Comité Invisible revient nous livrer son constat(1) 10 ans après L’insurrection qui vient(2), et on peut dire qu’elle tarde à venir.
Pas de grands soirs à l’horizon, ou l’ombre d’une infime flammèche qui pourrait embraser le vieux monde. Pourtant on y a cru, 2016 aurait pu être le millésime El Khomri ! Hélas bien plus que l’embrasement tant espéré, c’est avec un goût amer que le comité analyse la situation actuelle.

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Cours camarade, la «modernitude» est derrière toi !

Voici venu le temps de la « modernitude », ainsi un personnage douteux et interclassiste se retrouve Président de la République avec en tout et pour tout environ 30 % des voix des électeurs inscrits. Continuer la lecture

Paresser pour mieux agir

Péché mortel selon la religion, la paresse souffre d’une connotation très négative. Aujourd’hui alors que nous vivons dans une société du chiffre, et où l’artisanat est remplacé par un travail dépossédé de toute émancipation, il est très mal vu de ne pas s’occuper, de laisser du temps au temps, d’être libre de toute pression professionnelle et sociétale. Continuer la lecture

Retour sur les luttes de 2016

Au lendemain de la triste élection présidentielle, nous avons entendu : « J’ai compris, chère Muriel, que votre feuille de route allait approfondir le sillon de la négociation collective en entreprise »*. Le ton est donné. Certains d’entre nous s’étaient promis que les élections de 2017 n’auraient pas lieu, qu’elles seraient un non-évènement. Et pourtant, nous voilà bien obligé.e.s de nous préparer aux ordonnances de notre nouveau monarque.

À Amiens, quel bilan critique peut-on dresser un an après le mouvement social contre la loi travail ? Continuer la lecture

Cher patron de Fakir (aussi patron de Merci Patron)

Cette lettre a été relayée par plusieurs médias, nous la relayons à notre tour.

Cher patron de Fakir (aussi patron de Merci Patron),

Pardonnez notre hardiesse, mais il est temps que nous parlions. On ne se connait pas mais nous avons eu maintes fois l’occasion de nous croiser lors de rassemblement sur Amiens. Permettez-nous donc de vous tutoyer, es-tu d’accord ? Continuer la lecture

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